CHAPITRE XIV] [CHARLES VIII DE RETOUR A ASTI
[1.] Comment les Allemans mettent l'armée de France en seürelé dans sa vetraïite. — Ainsi, pour continuer ce propos, nostre queuhe estoit deffendue de trois cens Almans, qui avoient largement coulevrines, et leur portoit-l’on hacquebutes: à chevalet, et ceulx-là faisoient bien retirer les estradiotz!, qui n’estoient point grant nombre. Leë grant ost qui nous avoit combatuz à Fournoue* venoit tant comme il pouvoit ; mais, pour estre parti ung jour après nous et pour leurs chevaulx bardéz, ne nous sceürent joindre ; et ne perdismes jamais ung homme ou’ chemin et ne fut ledit ost jamais à
a. le éd. Dupont. — b. ce present propos é4. Dupont. — c. beaucoup d’hacquebutes éd. Dupont. — d. et le éd. Dupont. — e. à Fornove éd. B. de Mandrot ; les deux mots sont omis partout ailleurs. — Î. au éd. Dupont : même sens.
1. Entendez : je crois les Italiens sur le premier point (du propos rapporté).
2. Commynes pense ici à ce qu’il a déjà dit à plusieurs reprises des défauts de l'infanterie des francs-archers. Cf. notre Index.
3. Il s’agit de grandes arquebuses montées sur des chevalets jouant le rôle d’affûts.