‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 27 sur 429 · Entendez : vanter · texte numérisé non relu

Entendez : vanter

4. R. de Maulde, Histoire de Louis XII, t. III (1891), p. 8, cite une chanson populaire au sujet du chapeau convoité par Briçonnet.

5. Allusion aux duchés d’Ascoli et de Nola, acquis en 1497 par Étienne de Vesc. A. de Boislisle (Notice sur Étienne de Vesc, p. 33 et suiv.) accuse ici Commynes de calomnie et se plaît à croire au

Et pour commencer à conduire toutes ces choses, envoya une grand ambassade devers le roy à Paris, oudit an, dont estoit chief le conte de Gaiace, filz aisné dudit Robert de Sainct-Severin, dont j’ay parlé ; lequel trouva à Paris le prince de Salerne, dont il estoit cousin, comme dessus j’ay dict, car celuy-là estoit chief de la maison de Sainct-Severin et estoit en France, chassé du roy Ferrande, comme avez entendu paravant, et pourchassoit ladicte emprise de Napples. Avecques ledit conte de Gaiasse estoient le conte Carle de Beljoieuse et messire Galiace Viconte, Milannoys tous deux?2, et estoient fort bien acoustrés et acompaignés. Leurs parolles en publicques n’estoient que visitations et parolles assés generalles ; et estoit la première ambassade grande qu’il eut envoyé devers ledit seigneur.

Il avoit bien envoyé par avant ung secrétaire pour traicter

a. Millanoïis. Tous deux estoient éd. Dupont.

désintéressement absolu de Vesc. Il est probable que l'opinion dont Commynes se fait l'écho était générale, sinon fondée. D'autre part, Delaborde (L'expédition de Charles VIII, p. 204) fait observer que l'enregistrement des testaments de Charles et de René d'Anjou dès le 3 juillet 1489 révèle l’idée de l’entreprise avant les suggestions du More et estime que cette circonstance suffit à démentir la collusion initiale de Vesc avec celui-ci, Vesc ayant déjà, en 1484, soutenu les prétentions angevines sur Naples (cf. J. Calmette, La politique espagnole dans l'affaire des barons napolitains, dans la Revue historique, t. CX [1912], p. 236). Mais le démenti n'atteint pas Commynes, car la collusion, pour être tardive, n’en reste pas moins vraisemblable, d'autant mieux que Delaborde, op. cit. p. 240, admet que Vesc a reçu de l’argent milanais.

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