C'est-à-dire : humide
8. Commynes veut dire que le roi ne logea au camp (en champ) qu'une nuit.
LES FRANÇAIS A VERCEIL (septembre-octobre 1495) 227
et se retira le lendemain en la ville ; mais le prince d’'Orenges demoura!, le conte de Fouex?, le conte de Vendosme, qui y print ung mal de flux dont il mourut, qui fut dommaige, car il estoit beau personnaige, jeune et saige, et y estoit venu en poste pour“ ce qu’il estoit bruyt qu’il y devoit avoir une? bataille, car il n’avoit point faict le voyage en Ytalie avecques le roy. Avec: ceulx-là y demourèrent le mareschal de Gyé et plusieurs aultres cappitaynes ; mais la principalle force estoit des Almans qui avoient faict le voyage avecques le roy ; car mal volentiers y demouroient les Françoys, estants si près de la ville‘, et plusieurs estoient malades, et plusieurs estoient4 partiz, les ungs avecques congié, les autres sans congié. Dudit ost° jusques à Novarre y avoit dix mil ytaliennes”/ grosses, et valloient bien six lieues françoises5, fort païs et mol comme Flandres?, à cause des fousséz qui sont au long des chemins, de l’ung costé et de l’autre, fort parfons et beaucop plus que ceulx de Flandres. L’yver, les fanges y sont fort grandes, et l’esté la pouldref. Entre nostre dit ost* et Novarre, y avoit une petite place appellée Bourg’, à une lieue
a. par éd. Dupont. — b. une omis dans l’éd. Dupont. — c. Avec omis par P, que suit B. de Mandrot. Nous rétablissons, d'après les éditions antérieures, ce mot indispensable au sens et qui devait figurer dans l'original. — d. estoient omis par l’éd. Dupont. — e.ostz P, que suit B. de Mandrot. — f. dix mils ytalicques éd. Dupont : même sens. — g. comme au pays de Flandres éd. Dupont. — h. ostz P, que suit B. de Mandrot.