‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 293 sur 429 · OPPOSITION DU DUC D'ORLÉANS AU PROJET DE TRAITÉ · texte numérisé non relu

OPPOSITION DU DUC D'ORLÉANS AU PROJET DE TRAITÉ

de toutes sortes de gens et à qui il sembloit que aulcuns avoient parlé de quoy‘! tant de gens comme il avoit dedans Novarre avecques luy s’estoient laisser mener à ceste necessité, parloit fort de la bataille, et ung ou deux avecques luy, comme mons' de Ligny et l’arcevesque de Rouen?, qui se mesloit de ses besongnes et deux ou trois menuz personnaiges ; et forgèrent?3 aulcuns Suysses qui venoient à se offrir à combatre. Nulle raison ne alleguoyent, car le duc d’Orleans° n’avoit plus nul en la place que vingt ou trente hommes au chasteau. Il n’y avoit plus de occasion de combatre, car le roy ne pretendoit nulle querelle et ne vouloit combatre que pour saulver la personne dudit duc et ses aultres serviteurs et subjectzd. Les ennemys estoient bien fortz et° impossible de les prendre dedans leur ost/, tant estoient bien ferméz de fousséz plains d’eaue et l’assiète propicef et n’avoient à se deffendre que de nous, car de ceulx de la ville n’avoient-ilz plus de craincte. Ilz estoient bien deux mil huyt cens hommes d’armes bardéz, cinq” mil chevaulx ligiers, unze mil cinq cens Almans‘, menéz de bons chiefz comme ce messire Georges de Pietre-Planne, messire Federic

a. de ce que éd. Dupont. — b. personnaiges forgèrent éd. Dupont. — c.et n’alleguoient nulle raison, car aussi le duc d’Orleans éd. Dupont ; nulle raison ne alleguoyent, car le roy P, suivi par B. de Mandrot. Nous pensons que le scribe de P a commis une erreur, explicable par les mots car le roy à la phrase suivante. — d. et subjectz omis partout, sauf dans P, que suit B. de Mandrot. — e. et estoit éd. Dupont : même sens. — }. ostz P, que suit B. de Mandrot. — g. propre éd. Dupont. — h. et cinq éd. Dupont.

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