‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 31 sur 429 · CHAPITRE IV] [TRAITÉ DE SENLIS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV] [TRAITÉ DE SENLIS

[r.] Comment le roy Charles huitiesme feit paix avec le roy des Rommains et l’archiduc, leur renvoyant madame Marguerite de Flandres devant que faire son voyaige de Naples. — Pendant ce delay que je diz, se traicta paix à Senlis entre le roy et l’archiduc d'Autriche, heritier de ceste maison de Bourgogne. Et combien que jà y eut trèves, si y survint® cas de malveillance. Car le roy laissa la fille du roy des Romains, seur dudit archiduc, laquelle estoit bien jeune et n’y povoit avoir obligation que de parolles (mais celles-là y estoient telles et si grandes que plus ne povoit) /!, et print pour femme la fille du duc François de Brethaigne ?, pour avoir la duchié de Brethaigne paisible —laquelle possedoit presque toute à l'heure dudict traicté, fors la ville de Rennes et la fille qui y estoit dedans —, laquelle estoit conduicte soubz la main du prince d'Orange, son oncle, qui avoit faict le mariage avecques le roy des Romains et espousé par procureur3 en l’eglise publicquement. Et fut le tout envyron l’an MCCCC IIIIxx XIT4,

a. si survint-il éd. Dupont. — b. et n’y povoit avoir obligation que de parolles (mais celles-là estoient telles et si grandes que plus ne.povoit) omis partout ailleurs que dans P, dont B. de Mandrot reproduit le texte.

1. Aussi Commynes a-t-il appelé longtemps Marguerite reine de France. Cf. notre t. II, p. 307, n. 1. Marguerite avait treize ans au moment de la rupture, car elle était née le 10 janvier 1480.

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