Anne de Bretagne, née le 26 janvier
3. Le 6 décembre 1490. Le « procureur » avait été Wolfgang de Polheim.
4. Commynes participa aux négociations qui préparèrent le mariage de Charles VIII avec Anne de Bretagne, et cette princesse lui en demeura reconnaissante. Cf. Kervyn de Lettenhove, Lettres et négociations de Philippe de Commynes, t. II, p. 81-82. Le mariage fut célébré le 6 décembre 1491. Sur ces événements, cf. Ant. Du puy, Histoire de la réunion de la Bretagne, t. II, p. 232 et suiv
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TRAITÉ DE SENLIS (23 mai 1493) 25
Dudit® archiduc et, en sa faveur, grand ambassade vint de par l’empereur Federic, voulant se faire mediateur dudit accord. Aussi y envoya le roy des Romains. Semblablement y envoya le conte Palatin! et les Suysses, pour moyenner et paciffier ; car il sembloit à tous que grant question en devoit sourdre et que le roy des Romains estoit fort injurié et que on luy ostoit celle qu’il tenoit pour sa ? femme et luy rendoiton sa fille, qui plusieurs années avoit esté royne de France.
Fin de compte, la chose termina en paix, car chascun estoit las de guerre, et par especial les subjectz du duc Phillippe, qui avoient moult‘ souffert, tant pour la guerre du roy que de leurs divisions particulières, qu’ilz n’en pouvoient plus. Et se fit une paix de quatre ans, seullement ? pour avoir repos et leur fille qu’on faisoit difficulté de leur rendre (au moins aulcuns qui estoient à l’entour du roy). Et à ladite paix me trouvay present et des depputézä, qui estoient4 monsr le duc Pierre de Bourbon, le prince d’Orenge, monsr des Cordes ÿ et plusieurs aultres grans personnaiges. Et fut promis rendre au duc Phillippe ce que le roy tenoit de la conté d’Arthois, comme il avoit esté promis, en traictant ledict mariage (qui fut l’an MCCCCIIII*x II), que, s’il ne s’accomplissoit, que les terres que on donnoit à ladite fille en mariage retourne-
a. Ceulx dudit P, suivi par B. de Mandrot. — b. sa omis par P. — c. qui avoient moult P; qui avoit moult éd. B. de Mandrot. — d. qui y estoient éd. Dupont.
1. Philippe l’Ingénu, successeur de son oncle Frédéric depuis 2. Traité de Senlis (23 mai 1493). Cf., dans Kervyn de Lettenhove, Lettres et négociations de Philippe de Commynes, t. II, p. 86, la missive de notre auteur à Pierre de Médicis, datée du jour même de la conclusion du traité. Le texte officiel ne stipule pas, à proprement parler, un terme de quatre ans, mais certaines clauses sont réservées « jusques à ce que mondit seigneur l’archiduc ait accomply l’âge de vingt ans, qui sera la surveille de la nativité de Saint-Jehan l’an 1498 ».