TERGIVERSATIONS DU DUC D'ORLÉANS
s’il advenoit à mourir) qu’il ne partiroit point pour y aller pour sa querelle‘, mais que voulentiers yroit comme lieutenant du roy, et par son commendement. Ainsi fina ce conseil.
L'endemain et plusieurs jours après!, pressèrent fort les ambassadeurs florentins et aultres° le roy pour faire partir ledit ducd; mais le roy respondit qu’il n’envoya* jamais à la guerre par force : par quoy, ce voyage fut ainsi rompu?. Et en desplaisoit au roy, qui en avoit faict grant despence et avoit grant esperance de se vanger du duc de Milan, veü les nouvelles qu’il avoitf d'heure en heure des? intelligences que avoit messire Jehan Jacques de Trevolseë, qui estoit lieutenant* pour le roy et pour le duc d’Orleans en Astj, natif de Milan‘ et fort aymé et apparenté en ladite duchié de Milan, où avoit largement gens qui avoient bonne intelligence avecques luy, tant de ses parens comme d’autres.
Faillie ceste emprise, en survint toust après! une aultre, voire deux ou trois à ung coup, de Gennes, qui sont gens enclins à toutes mutations. L'une se adressoit à messire Baptiste de Campefourgouse!, qui estoit ung grant chief entre ces partialitéz de Gennes; mais il en estoit banny et n’y
a. propre querelle éd. Dupont. — b. comme le lieutenant du roy nostre sire éd. Dupont. — c. et plusieurs aultres éd. Dupont. — d. duc d'Orleans éd. Dupont. — e. ne l’envoyeroit éd. Dupont. — f. lesdictes nouvelles qu'il povoit avoir eues éd. Dupont. — g. desdictes éd. Dupont. — h. lieutenant général éd. Dupont. — à. le roy nostre sire éd. Dupont. — j. en Ast omis partout sauf dans P, suivi par B. de Mandrot. — k. qui est natif de ceulx de Millan éd. Dupont. — 1. après omis par éd. Dupont.