CHAPITRE V] [PRÉPARATIFS DE LA GUERRE D'ITALIE
[1.] Comment le roy envoya devers les Venissiens pour les practiques, devant que entreprendre son voyaige de Naples, et des preparatifs qui se firent pour icelluy. — Pour revenir à nostre matière principalle, vous avez entendu comme le conte de Gaiasse et autres ambassadeurs sont partiz d’avecques le roy, de Paris, et comment plusieurs praticques se menoient par Ytalie; et comme nostre roy, tout jeune qu'il estoit, l’avoit fort à cueur ; mais à nul ne s’en descouvroit encores, fors à ces deux. Aux Venitiens fut requis de par le roy qu’ilz luy voulsissent donner aide et conseil en ladite emprise ; qui firent responce qu'il fust le très bien venu!, mais que aide ne luy pourroient-ilz faire pour la suspection qu'ilz avoient# du Turc, combien qu'ilz fussent en paix avecques luy, et que de conseiller ‘ à ung si saige roy et qui avoit si bon conseil, ce4 seroit trop grant presumption à eulx ; mais que plus tost luy aideroient que de luy faire ennuy?.
Or notez qu'’ilz cuidoient bien saigement parler, et aussi faisoient-ilz, car, pour aujourd’uy, je croy leurs affaires plus
a. ensuyvi éd. Dupont. — b. qu'ilz avoient manque partout ailleurs que dans P. — c. conseil P. — 4. se P.
condes noces, fille naturelle légitimée du duc de Milan, Philippe- Marie, et d’Agnès de Maino.