‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 42 sur 429 · C'est-à-dire : en ladite année · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : en ladite année

6. Les mots « de present régnant » sont une addition contemporaine des derniers chapitres des Mémoires ; elle date de 1498, tandis que le texte de ce chapitre (cf. ci-après, p. 34, n. 2) témoigne d’une rédaction de 1495-1496.

7. Delaborde, op. cit., p. 378, cite sur lui ce mot d’un Italien con-

cuidoit-on lors qu'il deüst conduire l’armée par mer, pour descendre au royaulme de Napples, par l’aide et conseil des princes qui en estoient chassés et que ay nomméz, qui estoient les princes de Salerne et de Besingnagne!. Et furent prestz jusques à XIIII naves genevoizes2?, plusieurs galées et galions, et y estoit obeÿ en ce cas le roy comme à Paris : car ladite cité estoit soubz l’estat de Milan, que gouvernoit le seigneur Ludovic, et n’avoit compediteur? leans que la femme du duc son nepveu, que j’ay nommé, fille du roy Alphonce (car en ce temps mourut son père le roy Ferrande3) ; mais le pouvoir de ladite dame estoit jà‘ bien petit, veü qu’on veoit le roy prest à passer ou à envoyer, se declairant pour l’autre4, et son mary peu saige, qui disoit tout ce qu’elle disoit à son oncle, qui avoit jà faict noyer quelque messaigé « qu’elle avoit envoyé vers son père. La despence de ce navire estoit fort grande, et suis d’oppinion qu’elle cousta trois cens mil francs et ne servit de riens ; et y alla tout l'argent cler que le roy peüt finer de ses finances.

Car, comme j’ay dit, il n’estoit pourveü ne de sens ne d'argent ne de aultre chose necessaire à telle emprise“ ; et si en vint bien/ moyennant la grace de Dieu, qui clerement

a. navires genevois éd. Dupont; navez genevoizes P, suivi par B. de Mandrot. — b. competiteur éd. Dupont. — c. jà n'est que dans P, suivi par B. de Mandrot. — d. se declarant pour l’autre (c’est-àdire pour Ludovic) n’est que dans P, suivi par B. de Mandrot. — e. messagier éd. Dupont. — f. vint [à] bien éd. Dupont et B. de Mandrot.

temporain : «Il a une petite tête, où beaucoup de cervelle ne peut guère trouver à se loger. »

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