‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 60 sur 429 · CHAPITRE VIII] [LA MARCHE SUR PISE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII] [LA MARCHE SUR PISE

[r.] Comment et par quel moyen le seigneur Ludovic print et usurpa la seigneurie et duché de Millan et y fut receù pour seigneur. — Fin de compte, il se fit recepvoir pour seigneur ! ; et fut la conclusion, comme plusieurs disoient, pour? quoy il nous avoit faict passer les monts, le chargeant de la mort dudit nepveu‘?, dont les parens et amys en Ytalie se mettoient en chemin pour luy oster le gouvernement. Et l’eussent faict aiséement, sid n’eust esté l’alée du roy, car jà estoient en Rommaigne, comme avez oÿ. Mais le conte de Gaiasse et monsr d’Aubigny les faisoient reculer : car ledit seigneur d’Aubigny estoit renforcy* de cent cinquante ou deux cens hommes d’armes françoys et d’un nombre de Suysses ; et se reculloit ledit don Ferrande vers leurs amys ; et estoient/ de-

a. ne omis par éd. Dupont. — b. par éd. Dupont. — c. de son nepveu éd. Dupont. — d. se éd. Dupont. — e. estoit en force éd. Dupont. — f. estoient P et éd. princeps ; estoit éd. Dupont, par correction. Maïs le pluriel se justifie par l'habitude de Commynes de sous entendre, en pareil cas, le sujet (qui serait ici : les soldats de Ferrand).

sion Commynes, avait eu, le 3 octobre, une audience de Charles VIIT à Asti, d’après Sanudo, La spedizione di Carlo VIII, p. 89.

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