‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 113 sur 315 · C'est-à-dire : disposée · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : disposée

2. C'est-à-dire : formé les unités et dressé les listes de ceux qui les constituaient.

3. Louis de Chalon, prince d'Orange, sire de Chasteauguion. Il mourut à Granson et non à Morat, comme va le dire par erreur Commynes. La mort du personnage, dans la bataille du 2 mars 1476, est attestée par Olivier de la Marche, Mémoires, liv. II, ch. v, éd. Beaune et d’Arbaumont, t. III, p. 209. Du reste, Commynes lui-même, aussitôt après Granson (liv. V, ch. u), donne le titre de sire de Chasteauguion à Hugues, frère du prince d'Orange.

4. Commynes a ici une défaillance de mémoire. Il aurait dû écrire : Granson. Cf. la note précédente.

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LE ROI ET LES PRINCES NÉGOCIENT (septembre 1465) 65

tirèrent leur artillerie. Le jour commença à venir. Les ordonnéz à ceste entreprinse estoyent ja sur la rivière, au moins partie, et veirent les autres ja bien loing, qui se retiroyent à Paris. Ainsi chascun s’alla desarmer, très joyeux de ce partement.

Et à la vérité, ce que le roy y avoit mys de gens, ce n’estoit que pour battre nostre ost d'artillerie, et non pas en intention de combattre, car il ne vouloit rien mectre en hazard, comme j'ay dit ailleurs, nonobstant que sa puissance fust très grande pour tous tant qu’il y avoit de princes ensemble; mais son intention, comme bien la monstra, estoit de traicter paix et de departir la compaignye, sans mectre son estat, qui est si grand et si bon que

d’estre roy de £e grant et obeissant royaulme de M à ;.

peril de chose si incertaine que une bataille.

Chascun jour se menoit de petiz marchéz! pour fortraire*2 gens l’un à l’autre et y eut plusieurs jours de trefves et assemblées d’une part et d'autre pour traicter de paix; et se faisoit ladicte assemblée en la Granche aux Merciers, assez près de nostre ost. De la part du roy, y venoit le conte du Maine et plusieurs autres. De la part des seigneurs, le conte de Sainct Pol et plusieurs autres, aussi de tous les seigneurs. Assez de foys furent assembléz sans riens faire, et cependant duroit la trefve3 et s’entrevoyoient beaucoup de gens des deux armées, ung grant fossé entre deux, qui est comme my chemin, les ungs de l’un costé, les autres de l’autre; ny par la trefve nul ne povoit passer.

Il n’estoit jour que, à cause de ses veues, ne se vint rendre dix ou douze hommes du costé des seigneurs et au-:

a. sourtraire B; surtraire P.

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