‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 130 sur 315 · LES DANGERS DE LA DÉSUNION · texte numérisé non relu

LES DANGERS DE LA DÉSUNION

plaisirs. Mais ceulx qui ont entendement se reviennent®tost quant ilz en ont besoing.

Telz ay-je veu le roy, ledict conte de Charrolois, pour le temps de lors, et le roy Edouard d’Angleterre et autres plusieurs. Et à telle heure ay-je veu ces trois qu’il leur en estoit bon besoing’! et qu’ilz avoient faulté de ceulx qu’ilz ‘avoient mespriséz. Et depuis que ledit conte de Charrolois eust esté une pièce? duc de Bourgogne et que la fortune® l’eust mys plus hault que ne fut jamais homme de sa maison et si grand qu’il ne craignoit nul prince pareil deë luy, > To Dieu le souffrit cheoir en ceste gloire.et tant luy diminua l du sens, qu’il mesprisoit tout autre conseil du monde sauf %

e sien seul. Et aussi tost après fina sa vie doloreusement, 5 vecques grant nombre de gens et de ses subjectz, et desola “ Ÿ sa maison comme vous. yoyez. À

[CHAPITRE XIII] [ÉvéNEMENTS DE NORMANDIE. SUITE DES NÉGOCIATIONS|

Pour ce que icy dessus j’ay beaucoup parlé des dangiers qui sont en ces traictéz, et que“ princes y doivent estre bien saiges et bien congnoistre quelz gens les meinent, et par especial celuy qui n’a pas le plus apparant du jeu, maintenant s’entendra qui m’a meu de tenir si long compte de ceste matière.

Cependant que ces° traictiez se menoient par voyes d’as-

a. remeuvent P. — b. bien P. — c. À et P ajoutent ou ce qu'on y appelle. — d. les P. — e. ses D.

1. Commynes veut dire qu’il a vu les trois princes dont il parle dans des situations critiques.

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