‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 164 sur 315 · Léger » signifie « facile · texte numérisé non relu

Léger » signifie « facile

110 PRISE DE SAINT-TROND ET TONGRES {2 et 6 nOv. 1467)

Voyans ceulx qui estoient dedans Saint Trond! la bataille perdue pour eulx et qu’ilz estoient enferméz tout à lenvyron, cuydans la desconfiture trop plus grande qu’elle n’avoit esté, rendirent la ville, laissèrent les armes et baillèrent dix hommes à voulenté telz que le duc de Bourgongne vouldroit eslire, lesquelz il fist decapiter; et y en avoit six de ce nombre des ostaiges, que peu de jours avant avoit delivréz, avecques les condicions que avez entendues cy-dessus.

Il leva son ost et tira à Thongre?, qui attendirent le siège. Toutesfois la ville ne valloit guères, et aussi, sans se laisser battre, feirent semblable composition et baïllèrent dix hommes, entre lesquelz se trouva encores cinq ou six desdictz ostaiges. Tous dix moururent comme les autres.

[CHAPITRE III] [Prise DE LiécEl

De là tira ledict duc devant la cité de Liège, en laquelle ilz estoient en grant murmure. Les ungs vouloient tenir et defendre la cité, disans qu’ilz estoient peuple assezi; et par especial estoit de cest advis ung chevalier appellé messire Raz de Lintre‘5. D’autres, au contraire, qui veoyent brusler et destruire tout le pays, voulurent paix à quelque dommaige que ce fust?.

Lenglet et le Vieil exemplaire de Sauvage portaient la même leçon que notre manuscrit. Le Vieil exemplaire la portait en surcharge, une leçon primitive, conforme à celle de P, aÿant été rayée.

a. Luytre D. Nous rétablissons d’après les autres manuscrits, qui ont la forme correcte. — b. au dommage de ce que ce fust P.

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