Il s’agit du receveur des finances du duc
5. Le beau-frère de Louis XI, Philippe de Savoie, communément appelé « Philippe Monseigneur ».
LOUIS XI A PÉRONNE (9 octobre 1468) 127
nefve!, le comte de Romont, tous frères, enfans de la maison de Savoyet {car Savoysiens et Bourguygnons de tous temps s’entrayment bien fort), et aussi aucuns Allemans qui confinent tant en Savoye que en la conté de Bourgongneë et estoient en ceste bende. Or? fault entendre que le roy avoit autresfois tenu ledict seigneur de Bresse en prison, à cause de deux chevaliers qu’il avoit fait tuer en Savoyei : pourquoy n’y avoit pas® grant amour. En ceste compaignie estoit encores monseigneur du Lau (que le roy semblablement avoit long temps tenu prisonnierÿ, après avoir esté très prochain de sa personne, et puis s’estoit eschappé de la prison et retiré en Bourgongne) et messire Poncet de Rivières et le seigneur d’Urfé, depuis grant escuyer de France.
Et toute ceste bende dont j’ay parlé arriva auprès de Peronne, comme le roy entroit. Et entra ledict de Bresse et les troys dont j’ay parlé en la ville de Peronne, portans la croix Sainct André, et cuydoient venir à temps pour accompaigner ledict duc de Bourgongne quant il iroit au devant du roy. Mais ilz vindrent ung peu tard. IIz entrèrent tout droit en la chambre dudict duc, luy faisant reverence, et porta monsr de Bresse la parolle, suppliant audict duc que les trois dessus nomméz vinsent en sa seüreté, nonobstant la venue du roy, ainsi comme il leur avoit esté accordé en Bourgongne et promis à l’heure qu’ilz y arrivèrent, et aussi qu’ilz estoient prestz à le servir envers tous et contre tous. Laquelle requeste ledict duc leur octroya de bouche et les remercya. Le demourant de ceste armée, que avoit conduycte le mareschal de Bourgongne, se logea aux champs, comme il fut ordonné. Ledict
a. M et P ajoutent : et plusieurs aultres tous subjectz du duc de Savoie. — b.et P.— c. M ajoute prins; P a point et non pas.