FY OF WISCONSIN
SOULÈVEMENT DE LIÉGE (octobre 1468) 133
paix encommencé, et eussent esté contans de dire que ce n’estoit que contre leur evesque, lequel ilz menèrent prisonnier en leur cité.
Les fuyans dont j’ay parlé effroyoient fort le quartier par (où ilz passoient; et vindrent tost ces nouvelles au duc. Les | ungs disoient que tout estoit mort, autres le contraire. De
telz matières ne vient point voulentiers ung messaige? seul, mais en vindrent aucuns qui avoient ainsi veü habiller ces chanoïnes, qui cuydoient que ledict evesque fust de ce nombre, et ledict seigneur de Humbercourt, et que tout le demourant fust mort. Et certiffioient avoir veü les embassadeurs du roy en ceste compaignye, et les nommoyent. Et fust compté tout cecy audict duc, qui soudainement y adjousta foy, et entra en une grant collère, disant que le roy estoit venu là pour le tromper. Et soudainement envoya fermer les portes de la ville et du chasteau, et fist semer une assez‘ mauvaise raison : c’estoit que l’on le faisoit pour une boueste qui estoit perdue, où il y avoit de bonnes bagues et de l'argent.
Le roy, qui se veït fermé en ce chasteau, qui est petit‘, et force archiers à la porte, n’estoit point sans doubte1, et se veoit logé rasibus? d’une grosse tour où ung conte de Vermandoys feit mourir ung sien predecesseur roy de France.
Pour lors, estoieli encores avec ledict duc, le servoye
calent une phrase peu compréhensible et certainement altérée : faisant ces ceuvres ne grevèrent comme aucuns Bourguignons P; le requerant comme aucuns Bourguignons À et M.
a. des À; de ces P; ces M. — b. messaigier À. — c. asses une P. — d. estoit À.