Sur ce personnage, voir ci-dessus, p. 132, n
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OPÉRATIONS DEVANT LIÉGE (27-28 octobre 1468) 149
près de huyct cens hommes, dont il en y eut cent hommes d’armes.
Les hommes de bien et vertueux de ceste avant-garde se tindrent ensemble (et estoient presque tous hommes d'armes et gens de bonne maison) et tirèrent avecques leurs enseignes droit à la porte, de paour qu’ilz ne saillissent par là. Les boues y estoient grandes pour la continuelle pluye qu’il faisoit, et y estoient les hommes d’armes jusques par dessus les chevilles, et tout à pied. Ung coup!, le demourant du peuple cuyda saillir par la porte avecques grans fallotz et grant clarté. Les nostres, qui en estoient fort près, avoient quatre pièces de bonne artillerie, et tirèrent deux ou trois bons coups du long de la grant rue et tuèrent beaucoup de gens. Cela les fit retirer et fermer les portes. Tousjours durant# le debat du long de ce faulxbourg®, gaignèrent ceulx qui estoient sailliz aucuns charriotz et s’en taudirent?, car ilz estoient près de la ville, et’ demourérent hors ladicte ville depuis deux heures après mynuict jusques à six heures du matin. Toutesfoise, quant le jour fut cler et que on se veit l’ung l’autre, ilz furent reboutéz. Et y fut blessé ce messire Jehan de Wilde/, et mourut deux jours après en la ville, et ung ou deux autres de leurs chefz3.
[CHAPITRE XI] [CHarLes LE TÉMÉRAIRE ET Louis XI DEVANT LrÉGE]
| Combien que aucunes fois les saillies’{ sont bien neces- (saires, si sont-elles * bien dangereuses pour ceulx de dedans
a. leur porte P. — b. duroit P. — c. P ajoute et. — d. car ilz P. — e. tousjours M. — f. Willide D. — g. les saillies aucunes foys P. — h. sont y P.