C’est-à-dire : il n’y avait qu’une petite douve
OPÉRATIONS CONTRE LIÉGE (29 Octobre 1468) 153
chemin. » Et à oyr sa parolle et veoir sa contenance, sembloit
|bien roy de grant vertu et de grant sens, et qui autresfois se fust trouvé en telz affaires. Toutesfois, ce ne fut riens, et retourna le roy en son logis et le duc de Bourgongne au sien.
L’endemain au matin, le roy vint loger dedans les faulxbourgs en une petite maisonnette, rasibus! de celle où estoit logé le duc de Bourgongne, et avoit avecques luy sa garde de cent Escossoys et des gens d’armes logéz auprès de luy en quelque villaige.
- Le duc de Bourgongne estoit en grand Aepeien ou que , Ce
e roy n’entrast dedans la cité, ou qu’il ne s’en fuyst avant
Le
qu’il eust prins la ville, ou que à luy mesmes ne feïst quelque.
oultraige, estant si près. Toutesfois entre les deux maisons * y avoit une grant grancheë en laquelle il fist mectre® trois”
cens hommes d’armes, et y estoit toute la fleur de sa mai-
son, et rompirent les paroyz de ladicte granche pour plus ‘./
ayséement saillir. Et ceulx-là avoient l’œil sur la maison
du roy, qui estoit rasibus. Ceste feste dura huit jours, car à
l’huytiesme jour? la ville fut prinse, que nul ne se desarma,
ne ledict duc ne autre.
‘ Le soir avant la prinse avoit esté deliberé de assaillir le /
lendemain au matin, qui estoit à ung jour de dymanche
xxxe d'octobre, lan mil quatre cens soixante huict, et prins.". | enseignes? avecques ceulx de nostre avantgarde que, quant” :.-'#
ilz orroienté tirer ung coup de bombarde et deux grosses serpentines, incontinent* après, sans autres coups, qu’ilz assaillissent hardiement, car ledict duc assauldroit de son costé. Et devoit estre sur les huyct heures du matin. La veille, comme ce avoit esté conclud, le duc de Bourgongne se
a. assez près P. — b. grange P. — c. fourra P au lieu de fist mectre. — d. aurroyent À.— e. incontinent manque dans D; nous rétablissons ce mol d’après les autres manuscrits.