‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 247 sur 315 · C'est-à-dire : un temps · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : un temps

Commynes. 13

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194 FUITE DE WARWICK (avril 1470)

tit bien ses amys secretz de ce qu’ilz avoient à faire et se mist en la mer à son beau loysir! avecques le duc de Clarence, qui avoit espousé sa fille? et tenoit son party, nonobstant qu’il fust frère dudict roy Edouard. Et menèrent femmes, enfans et grand nombre de gens, et se vint trouver devant Callaix3. Et dedans estoit son lieutenant en ladicte ville, appellé monsr Vaneloc“#, et plusieurs de ses serviteurs domesticques, que’, en lieu de le recueillir, luy tirèrent de grans coups de canonë. Et estant à l’ancre là devant, acoucha la duchesse de Clarence, fille dudict conte de Warvic, dung filz. A grand peine voulurent consentir ledict seigneur de Vaneloc et autres que on luy portast deux flascons de vin. C’estoit grand rigueur d’ung serviteur envers son maistref, car il est à penser qu'il pensoit bien lavoir pourveü en ceste place, qui est le plus grant tresor d'Angleterre et la plus belle cappitainerie du monde, à mon advis, au moins de la chrestienté. Car je y fuz plusieurs fois durant ces differens’, et à certain me fut dit (par le temps dont j’ay parlé) par le maire que, de l’estape8 de Callaix, il feroit donner au roy d’Angleterre quinze mil escuz de ferme, car le cappitaine prentc tout le prouffit de ce qu’il y a deçà la mer et sauf conduitz® et mect ledict cappitaine la pluspart de la garnison à sa poste10.

a. Vaucloe D. — 6. qui P.—c. car ilz prennent P.— d. leur P.

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