‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 281 sur 315 · DISSIMULATION DU TÉMÉRAIRE · texte numérisé non relu

DISSIMULATION DU TÉMÉRAIRE

conferméz; et qu’il savoit bien qu’il avoit pris ces deux villes contre sa foy et en temps de paix : par quoy devoit avoir pacience1, que en semblable façon" il les eust recouvertes. Et, en tant que touchoit les contes de Nevers et de Sainct Pol, connestable de France, que le roy luy avoit habandonnéz, il declaroit que nonobstant qu’il les haÿst et en eust bien cause, si vouloit-il remectre ceste injure et les laisser en leur entier, suppliant au roy qu’il voulsist faire le semblable de ces deux ducz que ledict duc de Bourgongne luy avoit habandonnéz, et qu’il luy pleüst que chascun vesquist en paix et en seüreté et en la manière qu’il avoit esté promis? à Conflans, où tous estoient assembléz, en luy declarant que, en ce cas qu'il ne voulsist ainsi le faire, qu’il secourroit ses alliéz. Et devoit jà estre logé en champ? à l’heure qu'il° manderoit ces parolles.

Or. autrement en advint. Ainsi l’homme propose et Dieu : car la mort, qui depart toutes choses et changé outes conclusions, en feït venir autre ouvraige, comme avez ntendu et entendrez. Car le roy ne baïilla point ces deux villes et si eut la duché de Guyenne par la mort de son frère, omme la raison estoit.

[CHAPITRE X

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