‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 4 sur 315 · LA FAMILLE DE COMMYNES I · texte numérisé non relu

LA FAMILLE DE COMMYNES I

La courte et brillante carrière de Colart! ne l’avait nullement enrichi. À peine Commynes put-il racheter la terre de Renescure2. Son tuteur fut Jean, son cousin germain, qui lui donna une instruction conforme à celle des jeunes gentilshommes du temps. Rien ne destinait Philippe aux lettres : il n’apprit ni grec ni latin#.

Par contre, il fut dressé au métier des armes et envoyé, dès 1464, à la cour du duc Philippe le Bon, son parrainÿ. Il fut attaché, comme écuyer, à la personne du prince héritier de Bourgogne, le comte de Charolais6.

serait mort à soixante-quatre ans. Comme la date donnée à côté pour la mort de Commynes est controuvée (ci-après, p. xt, n. 5), B. de Mandrot a voulu aussi corriger l’âge fourni par la biographie. Il y a tout lieu de penser que cet âge était exact et qu’en effet Commynes, né en 1447, avait dix-sept ans en 1464.

1. Colart fut chevalier de la Toison d’or, gouverneur de Cassel en 1429, baïlli de Gand en 1432, souverain bailli de Flandre en

2. La succession recueillie par l’orphelin fut nulle, comme le montre un extrait des registres du Parlement publié par M'+ Dupont (éd., preuves, t. III, p. 180 et suiv.) et divers documents publiés par Kervyn de Lettenhove, Lettres et négociations, t. I, p. 49. Colart était, à sa mort, débiteur de fortes sommes envers le duc. La terre de Renescure fut saisie pour en répondre. Au reste, il existait d’autres créanciers. Commynes renonça alors à la succession, puis racheta Renescure, probablement grâce à ce qui lui revenait de sa mère.

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