‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 62 sur 315 · Entendez : leur imposait peu de tailles (impôts directs · texte numérisé non relu

Entendez : leur imposait peu de tailles (impôts directs

4. Cette réflexion donne à penser que Commynes a écrit ce passage vers 1489. Cf. notre Introduction, p. xt.

14 PRISE DE NESLE (7 juin 1465)

convyz!{ et les bancquetz plus grans et plus prodigues que en nul autre lieu dont j’aye eu congnoissance, les baigneries et aultres festoyemens avecques femmes grans et desor-

donnéz et à peu de honte : je parle de femmes de basse* .condicion. En somme, net sembloit pour lors aux subjectz

de ceste maison que nul prince fust suffisant pour eulx, au moins qui les sceust confondre. Et en ce monde n’en congnois aujourduy une si desolée, et doubte que les pechéz du temps de la prosperité leur face‘ porter ceste adversité. Et principallement qu’ilz ne congnoissoyent pas bien que toutes ces graces leur procedoyent de Dieu qui les’ depart là où il luy plaist.

Et ainsi ceste armée estre? preste, qui fut tout en ung instant, de toutes les choses dont j’ay icy devant parlé, se mist le conte de Charroloys en chemin avecques toute icelle armée, qui estoienttous à cheval, sauf ceulx qui conduysoient son artillerie, qui estoit belle et grande selon le temps de lors, et fort grand nombre de charroy, et tant qu’ilz clouoyent la pluspart de son ost, seulement ce qui estoit sien?. Tyra son chemin vers Noyon et assiegea ung petit chastel, où il y avoit des gens de guerre”, appellé Nesleë. En peu de jours le print. Le mareschal Joachin{, mareschal de France, estoit tousjours envyron de luy (qui estoit party de Peronne), maïs il ne luy faisoit point de dommaige,

a. Telle est aussi la leçon de À, B, M, tandis que P écrit petite. — b. ne omis par P. — c. P seul écrit offendre. — d. ne P.— e. P seul écrit facent. — f. la P. — g. estant M. — h. P ajoute dedans. — i. prindrent P.

1. Le sens est : invitations, repas. La cour de Bourgogne visait, en effet, à éclipser les cours royales. Cf. A. Kleinclausz, Histoire de Bourgogne (Paris, 1909), p. 186.

2. Sur l’armée bourguignonne, cf. A. Kleinclausz, Histoire de Bourgogne, p. 159 et suiv.

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