‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 80 sur 315 · Charles · texte numérisé non relu

Charles

4. Entendez : et il en était de même de l’enseigne des archers.

5. On trouve une indication analogue dans les Dépêches des ambassadeurs milanais, éd. citée, t. IIT, p. 243 et suiv., qui ajoutent quelques détails intéressants.

ed b Go gle UNIVERSITY OF WISCONSIN

Dar 32 BATAILLE DE MONTLHÉRY (16 juillet 1465)

mys‘. Peu à peu en venoit. Nostre-champestoit aussi ras, où demye heure devant le blé estoit si grant et, à l’heure?, la pouldre la plus terrible du monde : tout le champ semé “ [de mors et de chevaulx; et ne se congnoïissoit nul homme | mort, pour la pouldret.

Incontinent veismes saillir le conte de Sainct Pol du boys, qui avoit bien quarante hommes d’armes avecques luy, et son enseigne, et marchoit droit à nous, et croissoit de gens; mais ilz nous sembloyent bien loing. On luy envoya trois ou quatre fois prier qu’il se hastast, mais il ne se mua point, et ne venoit que le pas?; et fist prendre des lances à ses gens, qui estoient à terre; et venoit en ordre, qui donna grand resconfort à noz gens, et se joingnirent ensemble avec grant nombre: et vindrent là où nous estions, jet nous trouvasmes bien huyt cens hommes d’armes. De lgens de pied peu ou nulz, qui gardèrent4 bien ledict conte qu’il n’eust la victoire entière, car il y avoit ung fossé et une grant haye entre les deux batailles.

De la part du roy fuist le conte du Maine et plusieurs autres, et bien huit cens hommes d’armes. Aucuns ont voulu dire que ledict conte du Maine avoit intelligence avecques lesdictz Bourguygnons, mais à la verité je croy qu’il n’en fut

neques riens. Jamais plus grant fuytte ne fut des deux costézi. Et par especial demourèrent les deux princes au champ. Du costé du roy s’en fuyt ung homme d’estat usques à Lusygnen sans repaistre, et du costé du conte ng autre homme de bien jusques au Quesnoy le Conte.

a. P ajoute luy revint incontinent qui n’amena pas cent personnes. — b. à l'heure manque dans P. — c. se joignirent avecques lui en grand nombre P. — d. garda P.

1. C'est-à-dire : on ne reconnaissait plus les morts, à cause de la poussière.

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