‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 82 sur 315 · C'est-à-dire : pansée · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : pansée

3. Olivier de la Marche (Mémoires, liv. II, ch. xxxv, éd. Beaune et d'Arbaumont, t. III, p. 23) confirme ce fait. M'ie Dupont, dans son édition de Commynes, t. 1, p. 48, relève le nom de Pierre Savarot dans un « Estat de la maison du duc Charles », qui le place parmi les archers du corps.

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36 BATAILLE DE MONTLHÉRY (16 juillet 1465)

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emier le conte de Sainct Pol, disant qué”’l’on estoit en peril, et conseilloit tyrer à Faubé du jour le chemyn de Bourgongne et que on brulast une partye du charroy et saulver seullement l'artillerie, aussi que nul ne menast charroy s’il n’avoit plus de dix lances, et que de demourer là sans vivres entre Paris et le roy n’estoit possible. Après, oppina monsr de Hautbourbin?, assez en ceste substance, sauf sçavoir avant que rapporteroyent? ceulx qui estoyent dehors. Trois ou quatre autres semblables. Le dernier, monsr de Contay, qui dist, dès que ce bruyt seroit en l’ost, tout se mectroit en fuytte et qu'il seroit prins devant qu'il eust faict vingt lieues. Et dist plusieurs raisons bonnes et que son advis estoit que chascun feist au myeulx qu’il pourroit ceste nuyt et que, le matin, à l’aube du jour, on assaillist le roy et qu'il failloit mourir là ou vivre, et trouvoit ce chemyn plus seur que de prendre la fuyttet. Environ mynuyt, revindrent ceulx qui avoient esté mys dehors — et povez penser qu’ilz n’estoyent point alléz loing — et rapportèrent que le roy estoit logé à ces feuz que avoient veu. [ncontinent on y envoya d’autres, et une heure après, se remettoit chascun en son estat de combattre. La pluspart eurent myeulx envye de fuyr.) Comme vint le jour, ceulx qu’on avoit mys dehors du champ rencontrèrent ung chartierd qui estoit à nous et avoit esté prins le matin, qu’il apportoit une couehe* de vin du vil-

a. Un dans D. Les autres manuscrits portent on. — b. Omis par P.— c. et omis par P. — d. charretier P.— e. couehe, c’està-dire « queue »,est certainement la bonne leçon. Cf. Annales du Midi, t. XIV (1902), p. 227. D porte cruche, ainsi que B et M; A porte coheute; P couche, que B. de Mandrot maintient en y voyant un équivalent de « conque ». Les copistes n'ont pas su lire.

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