C'est-à-dire : jamais depuis
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38 LES BOURGUIGNONS A MONTLHÉRY (18 juillet 1465)
son destruicte; et si elle ne l’est du tout, si est elle bien desollée.
Trois grans et saiges princes, ses predecesseurs, l’avoyent eslevée bien hault, et y a peu de roys, saufceluy de France, plus puissans de? luy; et pour belles et grosses villes, nul ne l’en
passoits. L’on ne doit trop-estimer de soy, par especial ung É grant prince : c'est de congnoistre 3 que les graces et bonnes fortunes viennent de Dieu, Deux chose plus je diray de luy : que je croy que jamais nul homme peust porter plus de travail que luy en tous endroitz où il fault excercitere la personne; l’autre que, à mon advis, je ne congneuz oncques homme plus hardy. Je ne luy ouy oncques dire qu’il fust lasd ny ne luy vey jamais faire semblant4 d’avoir paour, et sy ay esté sept années de rengÿ en la guerre avecques luy, l’esté pour le moins; en aucunes, l’iver et l’esté. Ses pensées et conclusions estoyent grandes, mais nul homme ne ‘ les sauroit mectre à fin‘ se Dieu n’y eust adjouxté de sa - puissance. | L'endemain alasmes coucher au village de Montlehery, qui estoit le tiers jour de la bataille. Le peuple s’en estoit -fuy au clochier de l’eglise, partie au chasteau. Il les feist revenir, et ne perdirent pas ung denier vaillant, mais payoit chascun son escot comme s’il eust/ esté en Flandresé. Le chasteau tint et ne fut point assailly. Le tiers jour passés,
a. Pet M omettent nul ne l’en passoit et l’on ne doit. — b. C'est mecognoistre P et M. Le sens est un peu différent, mais les deux versions sont correctes. — c. A et M sont conformes à D. P écrit exercer. — d. « Je suis las » B. — e. sur P, leçon moins satisfaisante. — f. si fust P. — g. Omis dans B et M.