C'est-à-dire : dont la pente dévalait vers la rivière
ARRIVÉE DE JEAN DE CALABRE (6 août 1465) 47
main, à l’aube du jour, passèrent les ducz de Bretaigne et de Berry et tout leur ost, qui trouvèrent ce pont très beau et fait en grande diligence, et passèrent ung peu oultre et se logèrent sur le hault pareillement!.
Dès que la nuyt fut venue, nous commenceasmes à appercevoir grant nombre de feux bien loing de nous, autant que la veue povoit porter. Aucuns cuydoient que® fust le roy. Toutesfois, avant que fust mynuyt, on fut adverty que c’estoit” le duc Jehan de Calabre?, seul filz du roy René de Cecille, et, avec luy, bien neuf cens hommes d’armes de la duché et conté de Bourgongne, bien accompaigné de gens de cheval, mais de gens de pied, pou. Pour ce petits de gens que avoit ledit duc, je ne vey jamais si belle compaignie ne qui semblassent myeulx° hommes excercitéz ou“fait de la guerre.
Il povoit bien avoir quelques six vingtz hommes d’armes bardéz, tous Italiens ou autres nourrizÿ en ses guerres d’Italief. Entre lesquelz estoit Jacques Galiot, le conte de CampobacheT et autres, le seigneur de Baudricourt8, pour le present gouverneur de Bourgongne; et estoient ses hommes d’armes fort adroitz et, pour dire la verité, presque la fleur
a. P intercale ce. — b. s’estoit D. — c. Mot omis dans P. — d. au P. — e. ces D.
1. Sur cet itinéraire des princes, cf. H. Stein, Charles de France, p. 98-90.