‹ Mémoires éditésChapitre 111 sur 379 · Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

Cf. plus haut, p

3. Jacques de Savoie, comte de Romont. Il était lieutenant général de Charles le Téméraire dans les Pays-Bas.

4. Berne et Fribourg avaient défié le comte de Romont (14 oc-

tobre 1475), afin de saisir les passages et empêcher les renforts italiens de joindre l’armée bourguignonne.

PROJET D’ENTREVUE DU ROI ET DU DUC (janvier 1476 4 99

devant Nuz, que aussy pour ce qu'’ilz avoyent aydé à luy oster la conté de Ferrette, comme avez ouy !, et avoyent osté audit conte de Romont partie de sa terre. Le roy le sollicitoit fort de ceste veüe et qu'il laissast en paix ces povres gens de Suysses, en faisant reposer * son armée.

Lesditz Suysses le sentans si près d’eulx, luy envoyèrent leur embassade et offroyent rendre ce qu'’ilz avoyent prins dudict seigneur de Romont ; ledit conte de Romont le sollicitoit, d’autre costé, de le venir secourir en personne. Ledit duc laissa le saige conseil et celuy qui povoit estre comme ? le meilleur? en toutes façons, veü la saison et l’estat en quoy estoit son armée, et delibera d’aller contre eulx. Entre le roy et luy fut appointé et baïllé lettres que, pour le faict de Lorraine, ilz n’entreroient point en debat“.

Ledit duc, party® de Lorraine avecques ceste armée, entra en Bourgongne, où les embassadeurs de ces vieilles: ligues d’Allemaigne qu’on appelle Suysses revindrent devers luy, faisans plus grandz offres’ que devant! ; et, oultre la restitution, luy offroyent laisser toutes les’ alliances qui seroient contre son vouloir, et par especial celle du roy, et devenir ses alliéz et le servir de six mil hommes, à assez petit payement, contre le roy, toutes les fois qu’il les en requerroit.

a. et qu'il repousast P; qu'il reparast 4. — b. connu P; le mot fait défaut dans À. — c. partit P. — d. lesditz P. — e. villes A.— f. plus grandes offres À et M.— g. les omis par P.

1. Cf. ci-dessus, p. 17. Des Suisses avaient alors combattu avec Sigismond d'Autriche et siégé parmi les juges de Pierre de Hagenbach.

2. Nous dirions : celui qui pouvait être considéré comme le meilleur.

3- Charles le Téméraire, qui avait, jusqu’au 20 décembre 1475, l'option de prendre les biens du connétable échus à Louis XI ou de garder les places conquises par lui en Lorraine, choisit cette dernière alternative avec le consentement du roi (voir éd. Lenglet, t. III, p. 448).

4. Entendez : faisant de nouvelles offres, plus avantageuses (pour le duc) que les précédentes.

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