C'est-à-dire : qu’il payait par son intermédiaire
INTRIGUES DE CAMPOBASSO (octobre-décembre 1476) 137
palle charge et toute l’auctorité avec ledit duc de Bourgongne. Aux nostres practiquoit plus au vif, car tousjours presentoit ! de tuer ou prendre son maistre, et° demandoit le payement de ses quatre cens lances et vingt mil escuz contant et une bonne conté.
Durant qu’il conduysoit ces traictéz, vindrent aucuns gentilzhommes du duc de Lorraine pour entrer en la place. Aucuns y entrèrent. Autres? furent prins, dont l’ung fut ung gentil homme de Provence appellé Sifron ‘2, lequel conduysoit tous les marchéz dudict conte avec ledict duc de Lorrained. Le duc de Bourgongne commanda que ledit Sifron* fust incontinent pendu, disant que depuis que ung prince a posé son siège et fait tirer son artillerie devant une place, que, sy aucuns viennent pour y entrer et la resconforter contre luy, qu’ilz sont dignes de mort, par les droitz de la guerre. Toutesfois il ne s’en use point en noz guerres, qui sont assez plus cruelles que la guerre d’Ytalie ou d’Espaigne, là où l’en use de ceste coustume. Toutesfois ledit duc voulut que ce gentil homme mourust : lequel, voyant/ qu’en son fait n’y avoit nul remède et que on le vouloit mener mourir, manda audict duc de Bourgongne qu'il luy pleüst l'ouyr et qu'il luy diroit chose qui touchoit à sa personne.
Aucuns gentilz hommes, à qui il dist ces parolles, le vindrent dire audit duc, et d'aventure le conte de Campobache dont j’ay parlé se trouva devant", quant ilz vindrent
parler au duc, où, saichant la prinse dudict Sifron, se y voulut bien trouver, doubtant qu’il ne deïst de luy ce qu'il sa-
a. et omis par P.— b. aucuns À et M.— c. Sifyon D. — d. Lorraine D. — e. Sifyon D.— f. quant il veït P et M.— g.à omis par BP. — h. present P. — 1. Sifyon D