‹ Mémoires éditésChapitre 148 sur 379 · C'est-à-dire : par hasard · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : par hasard

138 INTRIGUES DE CAMPOBASSO (octobre-décembre 1476)

voit, car il entendoit tout le demené! dudict conte, tant d’un costé que d'autre, et luy avoit esté tout communiqué® et estoit? ce qu'il vouloit dire.

Ledict duc respondit à ceulx qui luy vindrent faire ce rapport qu'il ne le faisoit que pour saulver sa vie et qu'il le leur dist’*, Ledit conte conforta{ ceste parolle ; et n’avoit avec ledit duc que ce conte et quelque‘ secretaire qui escrivoyt, car ledit conte avoit toute la charge de ceste armée. Ledit prisonnier dist qu'il ne le diroit que audict duc de Bourgongne. De rechef commanda ledict duc que on le menast pendre, ce qui fut fait. En le menant, ledit Sifron 4 requist à plusieurs qu'ilz pryassent à leur maistre pour luy et qu’il‘ diroit chose qu'il ne vouldroit/ pour une duché qu’il ne le sceüst5. Plusieurs qui le congnoissoyent en avoyent pitié, et vindrent deliberéz de parler à leur maistre pour faire ceste requeste qu’il luy pleüst de l’ouyr. Mais ce mauvais conte estoit à l’huys de la chambre de bois où logeoit ledict duc et gardoit que nul n’entrast et reffusa l’uys à ceulx-là, disant : « Mons” dit que l’on s’advance de le pendreï. » Et par messaigiers hastoit le prevost. Et finablement ledict Sifron/ fut pendu, et au grand prejudice dudict duc de Bourgongne : auquel“ eust mieulx vallu n'avoir esté si cruel, et

a. car tout c'estoit communicqué P. — b. qu'il leur diroit M. — c. ung À. — d. Sifyon D. — e. et qu'il omis par D. — f. vauldroit À et P. — g.et en P. — h. en quoy P. — à l'avance de le faire mourir 4.— 7. Sifyon D. — k. et luy P.

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