Cf. ci-dessus, p
Commjnes, II. 10
142 CAMPOBASSO TRAHIT LE TÉMÉRAIRE (oct.-déc. 1476)
lieux : le premier, à ung medecin demourant à Lyon, appellé maistre Symon de Pavye, et à ung autre en Savoye, dont j'ay parlé; et, à son retour, furent logéz ses gens d’armes en certaines petites places en la conté de Marle!, qui est en Lannois, et là reprint sa practique*, offrant baïller toutes les places qu’il® tenoit ou, si le roy se trouvoit en bataille contre son maistre, qu'il y auroit certain signe * entre le roy et luy, que, en le luy faisant, il se tourneroit? contre son maistre et du party du roy avec toute sa bande. Ce second party n’eust point fort pleü au roy. Il offroit encores que, la première fois que son maistre logeroit en champ ‘, qu’il le prendroit ou tueroit en allant visiter son ost. Et, à la vérité, il n’eust point failly à ceste tierce ouverture, car ledict duc avoit une coustume que, aussi tost qu'il‘ estoit descendu de cheval au lieu où il venoit pour loger, il ostoit le menu harnoys et retenoit le corps de la cuyrasse et se montoit sur ung petit cheval, huyt ou dix archiers à pied avec luy* seulement. Aucunes fois le suyvoient deux ou trois gentilz hommes de sa chambre et alloit tout à l’environ de l’ost, par dehors, veoir s’il estoit bien cloz. Et ainsi, ledict conte eust faict ceste execution avec dix chevaulx sans nulle difficulté.
Après ce que le roy eut veü la continuelle poursuytte que faisoit cest homme pour trahir son maistre et que ceste dernière fut à l’heure d’une trève et qu'il ns savoit point à quelle intention il faisoit ces ouvertures, il delibera monstrer une grand franchisef audit duc de Bourgongne et
a. que À. — b. trouveroit P. — c. dès ce qu'il P. — d. sa M. — €. avec luy omis par M.