‹ Mémoires éditésChapitre 153 sur 379 · Entendez : méprisaient · texte numérisé non relu

Entendez : méprisaient

3. Sur l'attitude des Bourguignons, cf. ci-dessus, p. 131, n. 2. 4. Ci-dessus, p. 8 et suiv.

144 LOUIS XI, RENÉ DE LORRAINE ET LES SUISSES (oct.-déc.)

très enclines. Ne restoit que à trouver argent. Le roy le confortoit: d’ambassadeurs qu’il avoit vers les Suysses, et aussi luy fournit quarante mil francs pour ayder à payer ses Allemans. Et si avoit monsr de Craon, qui estoit son lieutenant en Champaigne, logé en Barrois avec lui sept ou huyt cens lances et des francz archiers, bien? accompaignéz de bons chiefz. |

Tant fist ledict duc de Lorraine avec la faveur et argent du roy, qu’il tira grand nombre d’Allemans, tant de pied que de cheval ! ; car, oultre ce qu’il paya, ilz en fournyrent à leurs despens. Aussi avoit avecques luy largement gentilz hommes de ce royaume ; et puis ceste armée‘ du roy estoit logée en Barrois, comme j’ay dit, laquelle ne faisoit nulle guerre, mais veoyt qui auroit du meilleur ?. Et vint ledict duc de Lorraine loger à Sainct-Nycolas 3, près Nancy, avec les Allemans dessusditz.

Le roy de Portugali estoit{ en ce royaume, neuf moys

a. reconfortoit P. — b.et bien P.— c. armé D. — d. qui estoit dans les manuscrits autres que M.

1. Olivier de la Marche, Mémoires, liv. II, ch. vit, éd. Beaune et d’Arbaumont, t. III, p. 239 : « Le roy secrettement fournissoit argent au duc de Lorraine..., et tant fit le duc de Lorraine qu'il emmena les Suisses bien douze mil combattans. »

Page 1