Robin le Beuf, gentilhomme de l’hôtel du roi de France
3 Ces armements sont attestés en effet. Cf. Lettres de Louis XI, éd. Vaesen, t. VI, p. 129, note,
4. Georges, dit le Grec, ou Georges Paléologue de Bissipat, naturalisé en 1477. Cf. l’intéressante étude de l’abbé Renet, Les Bissipat de Beauvaisis, dans les Mémoires de la Société académique de l'Oise, t. XIV (1888), p. 31-98.
5. L’embarquement d’Alphonse V eut lieu au Havre à la fin de septembre. Cf. Sitges, op. cit., p. 320.
6. Pour tout ce qui concerne la succession castillane, voir l’ouvrage de Sitges indiqué ci-dessus, p. 144, n. 4.
148 MORT D'ALPHONSE V DE PORTUGAL (28 août 1481)
nom, qui fut l’occasion de sa venue de par deçà !, laquelle‘ luy fut à très grant prejudice et desplaisir ; car, tost après son retour en Portugal, il mourut ?.
Et pour ce, comme j'ay dit envyron le commencement de ces Memoires”, ung prince doit bien regarder quelz embassadeurs il envoye par pays ; car, si ceulx qui vindrent faire l’alliance‘ dudict roy de Portugal de par deçà (à laquelle me trouvay present, comme l’ung des depputéz pour le roy) eussent esté bien saiges, ilz se fussent mieulx informéz des
ns
choses de deçà, avant que conseiller à leur maistre ceste venue, qui tant luy porta de dommaige.
[CHAPITRE VIII] [LE DÉSASTRE DE NANCY ET LA MORT DU TÉMÉRAIRE) (1. La résistance de Nancy.] — Je me fusse bien passé de ce a. laquelle chose A.
1. Dona Juana avait été fiancée un moment, en 1470, au frère de Louis XI (J. Calmette, Louis XI, Jean II et la révolution catalane, p. 313, n. 4; J.-B. Sitges, Enrique IV y la excelente señora, p. 208) ; bien plus tard, Alphonse V songea à l’épouser lui-même (J.-B. Sitges, op. cit., p. 315). Commynes nous révèle qu’il avait songé un instant à la donner en mariage au dauphin. Ce serait donc sur le refus du roi de France d'accepter cette résolution qu’Alphonse aurait du moins obtenu de Louis XI sa recommandation à Rome en vue de la dispense que la parenté du Portugais et de sa nièce rendait indispensable. Cf., sur cette dispense et les vagues démarches de la France à ce sujet, J.-B. Sitges, op. cit.. p. 315 et suiv. Au surplus, Louis XI dut manœuvrer en sens contraire presque aussitôt (J. Combet, Louis XI et le Saint-Siège (1903), p. 150).