C'est-à-dire : ce qui
150 RENÉ DE LORRAINE SECOURT NANCY (janvier 1477)
Bourgongne, adverty de ceste venue, tint quelque peu de conseil, combien qu'il ne l’avoit® point fort acoustumé, mais usoit communement de son propre sens. Là fut l’oppinion de plusieurs que il se retirast au Pont-à-Mousson, près de là, et laissast de ses gens ès places qu'il tenoit environ Nancy, disans que, dès ce que les Allemans auroient avitaillé Nancy, s’en iroyent et seroit l'argent failly au duc de Lorraine!, qui de long temps? ne rassembleroit® tant de gens ; et l’avitaillement ne sçauroit estre si grant que avant que la moytié de l’iver fust passé, qu'ilz ne fussent aussy à destroit comme ilz estoient lors? ; et que cependant ledict duc* rassembleroit gens.
Car j'ay entendu par ceulx qui le cuydoient sçavoir qu'il n’y avoit point en l’ost quatre mil hommes, dont il n’y en avoit que douze cens en estat de combattre‘{. D’argent avoit ledict duc assez, car il avoit au chasteau de Luxembourg, qui estoit près de là, bien quatre cens cinquante mil escuz, et des* gens eust-il recouvert assez. Mais Dieu ne luy voulut faire/ ceste grace que de recevoir ce saige conseil, ne congnoistre tant d’ennemys logéz de tous costéz environ luy ° ; et choysit le pire party, et, avecques parolles d'homme insenséf, delibera d’actendre, nonobstant toutes les remons-
a. car il n’avoit P ; car il ne l’avoit M. — b. empièce B ; en pièce M et P. — c. ressauldroit 4. — d. Cette phrase manque dans D. Nous la rétablissons d'après les autres manuscrits. — e. de P. — 1. consentir P. — g. environ de P.