‹ Mémoires éditésChapitre 186 sur 379 · Entendez : cette partie du Hainaut · texte numérisé non relu

Entendez : cette partie du Hainaut

4. Commynes nous a déjà appris son départ en Poitou. Cf. ci-dessus, p. 173.

5. Il s’agit du pays natal de l’auteur, il a donc pu s’y renseigner.

6. Commynes nous a déjà fait connaître l’envoi en mission d’Olivier le Dain, ci-dessus, p. 170.

OLIVIER LE DAIN A GAND (février-avril 1477) 177

roit parler seul! « ; et s’il y parloit, si ne la sçauroit-il guyder à ce qu'il desiroit, mais avoit intention qu'il feroit faire à ceste ville de Gand quelque grand mutation, congnoissant que de tout temps elle y est encline et que, soubz les ducz Philippes et Charles, elle avoit esté tenue en grant crainte et leur avoyent osté aucuns privileiges par la guerre qu’ilz eurent avec le duc Philippes en faisant leur paix. Et aussi par le duc Charles leur en fut osté ung touchant la creation de leur loy, pour une offence qu'ilz luy feïrent en entrant en ladicte ville, le premier jour qu’il y entra comme duc. J'en ay parlé icy devant? : par? quoy je m'en tairay. Toutes ces raisons donnèrent grant hardiesse audict maistre Olivier, barbier du roy, comme j’ay dit, de poursuyvre son œuvre. Et parla à aucuns qu'il pensa qu'’ilz deüssent ‘ prester l'oreille à ce qu'il desiroit ; et offroit leur faire rendre par le roy“ leurs privileiges qu’ilz avoyent perduz et autres choses; mais il ne fut point en leur hostel de ville pour en parler en publicque, car il vouloit premier veoir ce qu'il pourroit faire avec ceste jeune princesse ; toutesfois, il en sceüt* quelque chose.

Le dessusdit maistre Olivier, quant il eut esté à Gand quelque peu de jours, on luy manda venir dire sa charge ; et y vint/en la presence de la ? princesse, et estoit vestu beaucoup myeulx qu'il ne luy* appartenoiti. Il bailla ses lettres de creance. Ladicte damoyselle estoit en chaire f, et le duc de

a. P ajoute à elle. — b. pour P. — c. luy deussent M.— d. par le roy omis par P et M. —e. fut 4. —f.ilvint P.— g. ladite P. — h. que à luy M. — i. en sa chayre P.

1. Entendez : il craignait de ne pouvoir parler seul à seul à la duchesse.

Page 1