‹ Mémoires éditésChapitre 212 sur 379 · PROSPÉRITÉ COMMERCIALE DE BRUGES · texte numérisé non relu

PROSPÉRITÉ COMMERCIALE DE BRUGES

temps propice, que dix telles armées que ceste-là, qui estoit de douze ou quinze mil hommes et la payoient très bien, car elle ne povoit riens proffiter que brusler ung petit nombre de maisons en lieu dont il ne challoit guères au roy!, car il n’y‘liève ne taille ne aydes ; mais leur congnoissance n'’alloit point jusques là. Et ne puis penser comment Dieu a tant preservé ceste ville de Gand, dont est tant advenu de maulx, et qui est de si peu de utilité pour le pays et chose publicque dudict pays où elle est assise et beaucoup moins pour le prince. Et n’est pas comme Bruges, qui est grant recueil ? de marchandise et grant assemblée de nations estranges à ; et, par adventure, se y despesche plus de marchandise que en nulle autre ville de Europe et seroit dommaige irreparable qu'elle fust destruicte.

[CHAPITRE XVIII

Icy PARLE L’ACTEUR COMME LES GUERRES ET DIVISIONS SONT ORDONNÉES ET PERMISES DE DIEU POUR LA MALICE DES GENS ET PRINCIPALLEMENT POUR LA CORRECTION DES MAUVAIS PRINCES ET ALLÈGUE PLUSIEURS CHOSES SINGULIÈRES ET DIGNES D’ESTRE LEÜES ET ENTENDUES TOUCHANT L’ESTAT DESDICTZ PRINCES ET DE LEURS SEIGNEURIES?.

Au fort!, il me semble que Dieu n’a créé en ce monde ny homme ny beste à qui il n’ayt fait quelque chose son con-

a.ne P.— b. Titre en rouge dans D.

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