‹ Mémoires éditésChapitre 245 sur 379 · CAS DE LORD HASTINGS · texte numérisé non relu

CAS DE LORD HASTINGS

il pleüt semblablement que je fusse moyen ! de* le? faire son amy et° serviteur ; car, le temps passé, luy avoit tousjours esté grand ennemy, vivant ledit duc? et encores depuis, en faveur de la damoyselle de Bourgongne ; et ne tenoit point à luy ung temps que Angleterre ne luy aidast contre le roy, Ainsy je commencay ceste amytié par lettres, et luy donna le roy deux mil escuz de pension, qui estoit le double de ce que luy donnoit ledict duc de Bourgongne. Et envoya le roy, nostre maistre 4, devers luy Pierre Claret !, ung sien maistre d’hostel, luy* enchargeant fort en prendre quictance, affin que, pour le temps avenir, il fust veü et congneü comme le grand chambellan, chancellier, admiral et grand escuyer d'Angleterre, avec/ plusieurs autres, eussent esté pensionnaires du roy de France.

Ledit Pierre Claret estoit très saige homme et eut communication bien privée avec ledit grand chambellan, en sa chambre, à Londres, seul à seul. Après luy avoir dit les parolles qui estoient necessaires à dire et que, par le roy, luy eut presenté ces deux mille escuz en or (car en aultre espèce ne donnoit jamais argent à grans seigneurs estranges®) et après que ledit chambellan eut receü cest argent, ledict Pierre Claret luy supplya que, pour son acquict, il luy en signast une quictance. Ledit seigneur de Hastingues en feit dificulté. Lors luy requist de rechef ledict Claret qu'il luy

a. de omis par B. — b. le omis par P. — c.et son P. — d. le roy nostre maistre omis par P; nostre maistre omis par M. — e. et luy P. — f. et P. — g. à gens estranges M et P.

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