LA DESCENDANCE DE MARIE DE BOURGOGNE
sance de grand chose. Et si n’avoit point de gens pour faire grant effort. Par quoy! ledict pays a esté* en grant trouble jusques icy ? avec apparence de y estre encores?. Et est bien grant inconvenient, comme j’ay dit, en ung pays, quant il fault qu’il quiere seigneur de pays estrange ; et fit Dieu grand grace au royaume de France de ceste ordonnance, dont j'ay parlé dessus, que les filles ne heritent point : une petite maison en peult accroistre, mais à ung grand royaume comme cestuy-cy n’en peult venir que tout inconvenient.
Peu de jours après ce mariage se perdit ce pays d’Artoys, au moins pendant que le mariage se traictoit‘. Il me suffist de ne faillir point à la substance, et si je faulx aux termes, comme d’ung moys, peu ou moins, les liseurs m’excuseront s’il leur plaist#. Le faict du roy amendoit tousjours, car il n’avoit nulle partie‘. Tousjours prenoit quelque place s’il n’avoit trèves ou quelque ouverture d’appointement, qui jamais ne se povoit accorder : car ilz n’estoient point raisonnables et pour ce leur duroit la guerre‘.
Le duc Maximilian et madamoyselle de Bourgongne eurent ung filz le premier an : c’est l’archeduc Philippes, qui règne de present. Le second an, eurent une fille, qui de present
a. et alloit ce païs P. — b.et a faict jusques icy P. — c. au moins pendant que le mariage se traictoit manque ailleurs que dans D. — d. Phrase omise par D et que nous rétablissons d'après les autres manuscrits.