‹ Mémoires éditésChapitre 315 sur 379 · MARGUERITE D’AUTRICHE A LA COUR DE FRANCE · texte numérisé non relu

MARGUERITE D’AUTRICHE A LA COUR DE FRANCE

Retournée® que fut ceste embassade, fut amenée à Hedin, entre la main de mons' des Cordes, ladicte fille ! ; et fut l’an IIIIx et troys. Et l’amena madame de Ravastin, fille bastarde du feu duc Philippes de Bourgongne ?, et la receürent monsf et madame de Bourbon qui sont de present à, le seigneur d’Albret 4 et autres pour le roy; la menèrent à Amboyse, où mons' le daulphin estoit.

Si le duc d'Autriche l’eust peü oster à ceulx qui la menoyent, il l’eust voulentiers faict ÿ avant qu'elle saïllist de sa terre ; mais ceulx de Gand l’avoyent bien accompaignée. Et aussi il avoit commancé à perdre toute obeissance. Et se joignirent ? beaucoup de gens avec ceulx de Gand, pour ce qu’ilz tenoyent le filz entre leurs mains et ostoient et mectoient avec luy qui leur plaisoit. Et entre autres sec tenoit le seigneur de Ravastin, frère au duc de Clèves, principal gouverneur dudict enfant, appellé le duc Philippes, qui vit encores, actendant grant succession, si Dieu luy preste longue vie 6.

Quiconques d eust joye de ce mariage, il despleüt au roy d'Angleterre amèrement, car il le tint à grand honte et mocquerie, et se doubtoit* bien d’avoir perdu sa pension que le

a. retourné D. — b. se rejoignit P. — c. s’y M.— d. qui que P; qui qui M, forme synonyme de quiconque, ainsi que l’observe R. de Chantelauze. — e. si doubtoit P.

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