‹ Mémoires éditésChapitre 333 sur 379 · Sur ce fléau, cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Sur ce fléau, cf. ci-dessus, p

2. Les recommandations de Louis XI sont toutes d'opportunité et ne manifestent en rien un regret de sa propre politique : il ne faut les interpréter que comme des conseils de prudence à la veille d’une minorité.

3. Commynes reprend ici l’idée du parallèle qu’il veut établir entre les maux que Louis XI à infligés à ses victimes et ceux qu'il a subis lui-même. Cf. ci-dessus, p. 288 et suiv.

Commynes, Il. 21

318 PRÉCAUTIONS ORDONNÉES PAR LE ROI (août 1483)

gneur avoit suspicion de tout homme, speciallement de tous ceulx qui estoient dignes d’avoir auctorité. Il avoit crainte de son filz et le faisoit estroictement garder, et nul homme ne le veoyt ne parloit à luy, sinon par son commandement. Il avoit doubte à la fin de sa fille et de son gendre, à present duc de Bourbon, et vouloit sçavoir quelz gens il entroit au Plesseïz quant et eulx !, et à la fin rompit ung conseil que le duc de Bourbon tenoit leans ? par son commandement.

A l'heure que sondict gendre et le conte de Dunoys à revindrent de mener l’ambassade® qui estoit venu aux nopces du roy son filz et de la royne 4 à Amboise, et qu'ilz retournèrent au Plesseïz et entrèrent beaucoup gens avec eulx, ledict seigneur, qui fort faisoit garder les portes, estant en la gallerie ? qui regarde en la court du‘ Plesseïz, fit appeller ung de ses cappitaines des gardes et luy commanda aller taster aux gens des seigneurs dessusdictz, veoir s’ilz avoyent point ÿ de brigandines 6 soubz leurs robbes et qu’ilz le feïssent comme en devisant# à eulx, sans trop en faire de semblant.

a. ambassadeur D, par évidente distraction. — b. garder les portes et la galerie dans les manuscrits autres que D, dont l’autorité n'est pas invoquée par B. de Mandrot à l'appui de la bonne leçon, qu'il attribue aux éditeurs. — c. dudit P et M. — d. en se excusant dans les manuscrits autres que D.

Page 1