LES CAGES DE FER ET LES FILLETTES
Il est vray que ledit roy nostre maistre avoit faict“ de rigoureuses prisons, comme caiges de fer et d’autres de boys, couvertes de plaques? de fer par le dehors et par le dedans, avec terribles ferreüres de quelque huyct pieds de large et de la haulteur d’ung homme et piede plus'. Le premier qui les devisa fut l’esvesque de Verdun, qui en la première qui fut faicte fut mys incontinent, et y a couché xIIII ans. Plusieurs depuis l’ont mauldict, et moy aussi, qui en ay tasté, soubz le roy de present, l’espace de huyct moys.
Autres fois avoit faict terribles anneaulx * à des Allemans, très pesans et très terribles, pour mectre ès/ piedz, et estoit ung anneau pour mectre à ung pied seul, mal aysé à ouvrir, comme ung carcan‘, la chesne grosse et pesante et une grosse boulle de fer au bout, beaucoup plus pesante* qu'il n’estoit
a. il est vray qu'il avoit fait ailleurs que dans D. — b. Nous adoptons la leçon de M, tandis que D a : plates; et P : platz. — c. pied omis par D. Nous rétablissons ce mot, nécessaire au sens, d'après les autres manuscrits. — d. l’espace de omis par P. — e. autres foiz en avoit faict faire d’autres D ; autres fois avoit faict faire P, leçon que complète B. de Mandrot conjecturalement en ajoutant [fers]. Nous adoptons la leçon de M, que reproduit B, sauf omission du mot terribles. — f. aux P. — g. comme un carcan omis par D.— h. plus pesante beaucoup B.
sance et au respect, et qui devait supporter les insolences de son médecin, subissait péniblement l'épreuve d’un véritable purgatoire.