‹ Mémoires éditésChapitre 34 sur 379 · LA FAMILLE DE SAINT-POL · texte numérisé non relu

LA FAMILLE DE SAINT-POL

Et avecques ceste fable paya l’empereur nostre roy“, sans faire aultre responce à nostre homme? ; comme s’il vouloit dire : « Venez icy comme vous avez promis et tuons cest homme, si nous povons, et puis departons ses biens. »

[CHAPITRE IV

[L'AVENTURE DE JACQUES DE LUXEMBOURG ET LE SIÈGE DE NEUSss]

[1.] Zcy parle de mons* le connestable qui jà estoit en grand suspicion et deffiance de tous les deux costéz, tant du roy que du duc, et ce qui luy advint en ce temps que le duc de Bourgongne tenoit le siège devant Nuz°. — Vous avez ouy comme messire Jacques de Sainct Pol et autres avoient esté prins devant Arras!, laquelle prinse despleüt fort au connestable, car ledict messire Jacques luy estoit bon frère. Ceste malle adventure ne luy advint pas seulle, car“, tout en ung temps?, fut pris le conte de Roussy, son filz, gouverneur de Bourgongne

a. homme P. — b. à nostre homme omis par P. — c. Titre en rouge dans D. — d. quant P et M.

les deux compagnons. Voir, à ce sujet, A.-C.-M. Robert, Fables inédites des XII®, XTIITI® et XI VE siècles et fables de La Fontaine rapprochées de toutes celles qui avoient avant lui traité les mêmes sujets (Paris, 1825, 2 vol. in-80), t. I, p. ccxxx et 357; Œuvres de J. de La Fontaine, publiées par H. Régnier, t. I (1883), p. 426 (collection des « Grands Écrivains de la France »). Dans son édition de Commynes, t. I, p. 281, n. 1, B. de Mandrot remarque avec raison que la version de l’apologue donnée ici diffère de toutes celles qui nous ont été conservées sous le nom d’Ésope et de ses traducteurs ou adaptateurs.

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