CHAPITRE XII] [CONCLUSION
Peu d’esperance devroient avoir les pouvres® et menues gens au faict de ce monde, puisque si grant roy y a tant souffert et travaillé, et puys laissé’ tout et n’a point trouvé une seulle heure à eslongner de la morts, quelque diligence qu'il aye/ sçeü faire. Je l’ay congneü et esté son serviteur en la fleur de son aage’! et en ses grandz prosperitéz, mais je ne le veïz oncques sans peine et sans soucy. Pour tous plaisirs, il aymoit/ la chasse et les oyseaulx en leurs saisons, mais il n’y prenoit point tant de plaisir comme aux chiens. Des dames, il ne s’en est point meslé du temps que j’ay esté avec luy, car à l'heure de mon arryvée luy mourut ung filz, dont il eut grant dueil ?, et feit lors veu à Dieu, en ma presence, de ne
a. et par quel chemin et omis par D, restitué par nous d'après P,
tandis que M donne : l'acompagnast par le chemin. — b. que omis par P. — c. fut enterré P.— d. Amen omis partout ailleurs que dans D.— e. princes D, distraction évidente du scribe. — f. laisser
P.— g. pour esloinguer sa mort B. — k. ayt P.— i. de son jeune aage P. — j. avoit B et M.
1. Louis XI avait quarante-cinq ans lorsque l'aventure de Péronne mit Commynes en relations avec lui.
2. François, duc de Berri, né en septembre 1472, mort en juillet 1473 (Jean de Roye, éd. B. de Mandrot, t. I, p. 287 et 298, et t. IL, p. 332).
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