TE TROUBLÉE D'ÉDOUARD IV
levoyt le premic:, couchoit le dernier tout basté‘, comme le plus pouvre de son.ost.
S'il reposoit aucuns yvers, il faisoit ses diligences de trouver argent. À qroy chascun jour besongnoit dès six heures du matin, s’il n:stoit grand plaisir : nul n’y prenoit, sauf qu'il avoit gloire ’ à prendre ceste peyne® et à recueillir et ouyr grant nomtb ‘e d’ambassadeurs. Et en ce travail et misère fina ses jours, tué des Suysses devant Nancy, comme avez veü devant !. Et ne pourroit# dire qu'il eust jamais eu bon jour depuis qu’il commença à entreprendre de se faire plus grant jusques à son trespas. Quel acquest a-il eu en ce labeur ne quel besoing en avoit-il, qui? estoit si riche seigneur et avoit tant de belles villes et seigneuries en son obeissance, où il eust esté si ayse s’il eust voulu?
Après, fault parler du roy Edouard d'Angleterre, qui a esté très grand roy et puissant en Angleterre. En sa très grand jeunesse, veït son père le duc d’Yort desconfit et mort en bataille #, et avec luy le conte de Warvyc ‘. Ledict conte de Warvic gouvernoit ce roy Edouart en sa jeunesse et conduysoit ses affaires. A la verité dire, le feït roy, et fut cause de desfaire son roy Henry, qui maintz ans avoit regné en Angleterre *, lequel, selon mon jugement et selon le monde,
a. vestu P.— b. guerre 4, B et M. — c. Tout le début de cette bhrase, depuis À quoy chascun jour, manque dans D. Nous rétablissons d'après M, sauf le mot guerre que nous remplaçons par gloire, emprunté à P., manuscrit qui, bar contre, omet jour. — d. B. de Mandrot corrige la leçon commune à tous les manuscrits et imprime pourroit [on]. Si une correction était absotument nécessaire, on pourail aussi penser à pourrois.