Cf. ci-dessus, p. 10, n
3. La vue de Commynes est très juste. C’est la perspective d’une réédition de la guerre du Bien Public coïncidant avec une reprise de la guerre de Cent ans qui a déterminé Louis XI à cette paix précipitée avec Édouard IV, sans analogue dans l’histoire, pour la rapidité des négociations.
4. Entendez : d’après les choses (les exemples) que j'ai vues.
Commynes, II. 4
46 NÉGOCIATIONS POUR LA PAIX (août 1475)
vèrent ensemble dès le lendemain de la venue de nostre herault, car nous estions près les ungs des autres comme de quatre lieues! ou® moins. Nostre herault? eut bonne chère, et eut son office? en l’isle de Ré, dont il estoit natif, et de l’argent. Plusieurs ouvertures furent faictes entre noz embassadeurs. Les Angloys demandèrent‘, comme ilz ont accoustumé, la couronne ; pour le moins, Normandie et Guyenne*. Bien assailly, bien deffendu. Dès4 ceste première journée furent les choses bien approchées:‘, car les deux parties en avoyent grant envie. Les nostres revindrent et les aultres s’en retournèrent en leur ost/. Le roy oÿt leurs demandes et dernières conclusions : c’estoit soixante douze mil escuz, tous contans, avant que partir, le mariage du roy qui est aujourduy avec la fille aisnée du roy Edouart, laquelle est aujourduy royne d'Angleterre, et la duché de Guyenne pour la nourrir ou cinquante mil escuz tous le sans renduz dedans le chasteau de Londres, jusques au bout de neuf ans, et, au bout de ce terme, devoit le roy qui est aujourduy et sa femme joÿr pacificquement du revenu de Guyenne, et aussi nostre roy devoit demourer quicte de ce payement” envers le roy
a. au M, par erreur évidente. — b. homme M.—c. demandoient P. — d. des manque dans À, tandis que P substitue de. — e. appousées A.— f. La phrase manque dans D ; nous l’empruntons à P. — g. de ce qu’il payoit À.