Entendez : par acte spécial
5. Lord Hastings. Sur le refus de donner quittance opposé par
LE TEMÉRAIRE AU CAMP ANGLAIS (août 1475) 53
n’en voulut jamais baïller quictance) ; au chancellier!, deux mil escuz ; à monsr de Havart?, grant escuyer, Chalengierà, mons de Mongoumery‘ et autres, le demourant ; et largement argent content et vaisselle fut donnée aux serviteurs dudict roy Edouard d'Angleterre.
Le duc de Bourgongne, sentant ces nouvelles!, vint de devers Luxembourg, où il estoit, à très grant haste devers le roy d’Angleterreÿ ; et n’avoit que seize chevaulx quant il arriva devers luy. Le roy d'Angleterre fut fort esbahy de ceste venue si soubdaine et luy demanda qui l’amenoit ; et congneüt bien qu'il estoit courroucé. Ledict duc respondit qu'il venoit parler à luy. Ledict roy luy demanda s’il vouloit parler à luy à part ou en publicque. Lors luy demanda ledict duc s’il avoit la paix. Le roy d'Angleterre luy respondit qu'il avoit faict une trève pour neuf ansf, en laquelle il estoit comprins et le duc de Bretaigne’, et luy prioit qu’il se y accordast$. Ledict duc se courroussa et parla angloys4 (car il sçavoit le langaige) et allegua plusieurs beaulx faictz des roys d'Angleterre qui estoient passéz en France et des peines qu'ilz avoyent prinses pour y acquerir honneur et blasma
a. d'Angleterre omis par P. — b. parolles À. — c. pour parler P.— d. en anglais P et M.
ce lord aux envoyés de Louis XI, voir les détails curieux que donnera Commynes au ch. 1 du liv. VI.
1. Thomas Scot, dit Rotherham, évêque de Lincoln depuis 1471, plus tard archevêque d’York.