Commynes précisera au ch. 1 du liv. VI
Commynes, II.
78 LE TÉMÉRAIRE EN FACE DE LOUIS XI (septembre 1475)
[2.] Comme le roy, après avoir appoincté avecques le roy d'Angleterre, traicta appoinctement avecques le duc de Bourgogne pour avoir paix de tous costéz®. — Passéz que furent les Angloys en Angleterre, sauf les ostaiges qui estoient avecques le roy, ledict seigneur se retira vers Laon, en une petite ville qui a nom Vervins', sur les marches de Henault, et à Avesnesk se trouvèrent le chancellier de Bourgongne? et autres embassadeurs avecques le seigneur de Contay pour le duc de Bourgongne ; et desiroit le roy, pour ceste fois, paciffier tout. Ce grant nombre d’Anglois luy avoit faict paour, car, en son temps, il avoit veü de leurs œuvres en ce royaume et ne vouloit point qu'’ilz retournassent?.
Le roy eut nouvelles dudict chancellier, qui disoient‘ que le roy envoyast de ses gens à ung pont à my chemin d’Avesnes et de Vervins et que luy et ses compaignons se y trouveroient. Le roy luy manda qu'il se y trouveroit luy mesmes, combien que aucuns, à qui il en demanda, ne furent point de
a. Titre en rouge dans D. — b. et à Avesnes se trouve partout, sauf dans D, qui remplace ces mots par où, mais la suite montre bien quel est le vrai texte. — c. ouvroit P et M.
1. Vervins (Aisne) n’est qu’à une trentaine de kilomètres de Laon.