‹ Mémoires éditésChapitre 97 sur 379 · Entendez : accommodé · texte numérisé non relu

Entendez : accommodé

4. C'est-à-dire : soit du roi de France, soit du duc de Bourgogne.

LOUIS XI A SAINT-QUENTIN (14 septembre 1475) 85

et tyra à Mons! en Henault, où estoit le seigneur d’Emeries “2, grand bailly de Henault, le plus especial amy que ledict connestable eust. Et là il sejourna, actendant nouvelles du duc de Bourgongne*, qui avoit commancé la guerre contre le duc de Lorraine, à cause que de luy avoit esté deffié durant le temps qu'il estoit au siège de Nuz, et aussi receüt ? grant dommaige en son pays de Luxembourg.

Dès ce: que le roy sceüt le partement dudict connestable, il advisa de pourveoir à donner remède que ledict connestable ne peüst recouvrer amytié du duc de Bourgongne et tyra dilligemment devant Sainct-Quentin et y feït assembler sept ou huyct cens hommes d’armes et avec eulx y alla, bien informé de ce qui estoit dedans. Comme il vint près de la ville, awcuns luy vindrent au devant se presenter à luy Ledict seigneur me commanda entrer en la ville et faire departir les cartiersi. Ainsi le feïz ; et entrèrent les gens d’armes ; et après y entra le roy, bien receü de ceulx de la villeÿ. Aucuns de ceulx du connestable se retirèrent en Henault.

Tost fut le duc de Bourgongne adverty par le roy propre de la prise de Sainct Quentin, affin de luy oster l’esperance de la cuyder recouvrer par la main du connestable. Dès ce

a. d'Esmeries B et M. — b; receü P; —'c. ce omis par P.

1. C’est ce que dit aussi Thomas Basin, Histoire de Louis XI, liv. V, ch. 1, éd. J. Quicherat, t. II, p. 368 et suiv.

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