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Cf. ci-dessus, p

84 DÉSARROI DU COMTE DE SAINT-POL (septembre 1475)

Bourgongne luy supplier qu’il luy pleüst luy envoyer une seüreté pour aller parler à luy de choses qui fort luy touchoient. Ledit duc, de prime face, fouyt! à la baïller, mais, à la fin, la bailla.

Maintes pensées « avoit jà eu ce puissant homme où il prendroit droit son chemin pour fouyr À, car de tout estoit informé et avoit veü le double des séelléz qui avoyent esté baïlléz contre luy à Bouvynes’. Une foizc s’adressoit à aucuns serviteurs qu'il avoit, qui estoient Lorrains : avec ceulx-là delibera fouyr en Allemaigne et y porter grant somme d'argent, car le chemin estoit fort seür, et achater une place sur le Ryn et se tenir là jusques ad ce qu'il se fust appointé ! de l’ung des costéz. Une autre fois delibera tenir son bon chasteau de Han, qui tant luy avoit cousté, card il l’avoit faict pour se saulver en une telle necessité et l’avoit pourveü de toutes choses, autant que chasteau qui fust en lieu de nostre congnoissance. Encores ne trouva-il gens à son gré pour demourer avecques luy, car tous ses serviteurs estoient néz des seigneuries de l’ung prince ou de l’autre‘. Et par adventure que sa craincte estoit si grande qu’il ne se osa suffisamment descouvrir à eulx ; et croy certainement qu'il en eust trouvé qui ne l’eussent pas habandonné, et bon nombre. Et n’estoit point tant à craindre pour luy de estre assiégé des deux princes que de l’ung seul, car c’estoit chose impossible que les deux armées se fussent accordées.

Son dernier party fut d’aller vers le duc de Bourgongne sur ceste seürté ; et ne print que quinze ou vingt chevaulx,

a. Mainte pensée P. — b. Bonnynnes D. — c. unes foiz P et M. — d.et P.

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