AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Monsieur le Président,
J'ai eu l'honneur de vous adresser, aussi bien qu'à la Commission de l'Assemblée Nationale, une demande en grâce. J'ai dû ne pas me refuser à favoriser par celte démarche les efforts que mes parents multiplient depuis cinq mois qui ont été pour eux une véritable agonie.
Mais je croirais manquer de franchise si je ne vous faisais pas savoir, avant que cette grâce soit mise en délibération, qu'autant il m'est facile aujourd'hui de mourir, autant il me sera impossible, si je n'échappe à la mort que pour subir la dégradation militairey