L. N. RossEL
1. Cette lettre, écrite un mois avant la fin et que mon frère gardait en prévision du fatal dénoùment, ne nous fut remise que le 28 novembre.
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Prison de Versailles, 5 novembre 1871,
Mes bons chéris, j'ai éti bien heureux de vous voir si gais aujourd'hui, et je suis bien aise que vous ayez eu de bonnes nouvelles ^ J'ai beaucoup de peine à me remettre à écrire mon roman, parce que je l'ai fini depuis longtemps, et que j'en ai même fait un ou deux autres depuis, de sorte que c'est* comme si je relisais un livre ou si j'apprenais une leçon. Ce soir j'ai pris mon papier pour travailler et j'ai dessiné toute 1a soirée au lieu d'écrire.
Avez- vous trouvé une règle à calcul dans mes affaires de Metz? Il doit y en avoir une aussi dans mes affaires de Nevers. Envoyez-moi de préférence celle de Metz qui a un bord en bizeau et qui est plus commode.
7 novembre 1871. Prison de Versailles.