ADIEU
Versailles, 28 noveqibre 1871.
Mon bien-aimé père, Ma bien-aimée mère, Ma chère B., Ma chère S., Adieu^ Adieu, mes bien-aimés, ou plutôt au revoir. Je VOUS remercie de tput l'amour dont vous m'avez entouré jusqu'au dernier moment.
Je vous demande pardon de ne pas vous avoir plus et mieux aimés^ et de vous avoir causé tant de peines. Je suis ferme et de bon courage.
Je vous embrasse, je vous embrasse de tout mon cœur.
Votre enfant.
A Madame Isabelia Campbell.
28 novembre 1871;
Adieu Marraine, je t'aime.
Ton petit Lise.
Nous venons de communier, M. Passa et moi, et Dieu a béni cette communion. Je puis dire que c'est la première fois que je communie, et que je suis plein de reconnaissance envers Jésus- Christ de nous avoir laissé ce signe.
1. On comprendra qu'il m'en ait coûté de publier cet adieu qui. n'avait pas tout d'abord pris place dans le manuscrit. En y réfléchissant longuement, en me rendant compte que ces suprêmes exhortations résument ce qu'il y avait de plus beau dans l'être moral que je veux faire revivre, j*ax renoncé à ma première détermination qui était de garder cette lettre pour moi. I.